Deux hommes et une jeune fille souriante dans un salon chaleureux

Adoption homoparentale : quels pays l’autorisent ?

9 février 2026

Un couple homosexuel marié peut aussi adopter un enfant en Suède depuis 2003, alors qu’en Italie, cette possibilité reste strictement interdite. La Belgique, pionnière en Europe, a ouvert cette voie dès 2006, tandis que certains États américains autorisent l’adoption homoparentale sans reconnaissance fédérale pleine et entière.

Les lois sur l’adoption homoparentale dessinent des lignes de démarcation parfois franches, parfois subtiles. D’une frontière à l’autre, on bascule entre progrès éclatants et résistances persistantes. Certains pays autorisent l’adoption conjointe, d’autres se limitent à l’adoption de l’enfant du partenaire. Résultat : une situation mondiale bigarrée, faite de mouvements rapides et d’inégalités tenaces.

Adoption homoparentale : un panorama mondial des droits et des réalités

Lorsqu’on observe la question de l’adoption homoparentale, les différences d’un État à l’autre sautent aux yeux. Malgré près de deux cents États membres des Nations unies, la majorité refuse encore que des couples de même sexe puissent adopter ensemble. Quand une reconnaissance existe, elle relève le plus souvent de traditions locales, du contexte social et des définitions propres à chaque société quant à la notion de couple ou de parentalité.

L’Europe de l’Ouest se distingue : France, Allemagne, Portugal, Irlande ou Finlande permettent désormais l’adoption plénière pour les couples homosexuels, généralement à la suite d’une loi sur le mariage pour tous ou sur l’union civile. Pourtant, dans de nombreux autres États membres, les portes restent fermées aux familles LGBT+, faute d’une ouverture comparable. Tout récemment, la Grèce a validé l’adoption conjointe quel que soit le genre des parents, rare victoire dans un paysage loin d’être harmonisé.

La carte mondiale de l’adoption par des couples de même sexe compte tout de même quelques points d’ancrage qu’il faut souligner :

  • En Amérique latine, l’Uruguay, le Brésil, la Colombie et Cuba ont choisi d’ouvrir l’adoption aux couples homosexuels.
  • En Amérique du Nord, le Canada et plusieurs États des États-Unis la reconnaissent explicitement.
  • Dans la région Océanie, la Nouvelle-Zélande s’est engagée en faveur de cette avancée.

Obtenir le droit d’adopter ne suffit pourtant pas à briser toutes les frontières. Dans les faits, la procédure peut être restreinte si le couple n’est pas reconnu officiellement, selon la durée de l’union ou la façon dont le pays envisage la filiation. Parfois, seule l’adoption de l’enfant du ou de la partenaire est permise, réduisant la portée du droit sur le terrain.

Quels pays ouvrent réellement l’adoption aux couples homosexuels ?

Plusieurs pays ont récemment élargi l’accès à l’adoption conjointe, mais la liste reste limitée. L’adoption pour deux parents du même sexe s’ancre dans les législations surtout depuis l’adoption du mariage pour tous ou de l’union civile.

On retrouve France, Allemagne, Portugal, Irlande, Finlande et Norvège en première ligne. La Grèce vient d’officialiser cette possibilité à son tour, ce qui permet aux enfants adoptés d’être pleinement protégés, quelle que soit la composition du foyer.

Outre-Atlantique, le Canada a mis en place depuis plusieurs années un dispositif inclusif, suivi par certains États américains. En Amérique latine, le Brésil, la Colombie, l’Uruguay et Cuba sont du côté des droits égaux pour tous les parents. En Océanie, la Nouvelle-Zélande a également franchi le pas.

Toutefois, cette ouverture n’est pas totale : la Suisse ou la Slovénie ont bien réformé leurs lois récemment, mais les conditions restent parfois restrictives ou limitent la possibilité d’adopter ensemble à celle de l’enfant du ou de la partenaire. Beaucoup de pays maintiennent des blocages administratifs lourds ou continuent de refuser l’accès aux couples homosexuels.

Inégalités persistantes et obstacles juridiques à travers les continents

Les différences persistent entre régions du globe et se révèlent particulièrement marquées en Europe. À l’ouest, plusieurs États avancent ; à l’est, durcissement des lois et fermetures se multiplient. La France et le Portugal autorisent l’adoption pour tous les couples, mais la Pologne ou la Hongrie n’entendent rien changer et cherchent même à renforcer les interdictions. En Italie, la double parentalité demeure interdite pour les couples homosexuels, même après une PMA ou une GPA réalisées à l’étranger.

Les verrous restent encore plus stricts en Russie et en Ukraine, où l’homosexualité peut suffire à interdire tout projet d’adoption, même pour une personne seule. Côté Asie, la plupart des nations comme l’Inde ou la Thaïlande campent sur des positions conservatrices, ne reconnaissant que les couples hétérosexuels comme parents potentiels dans le cadre légal.

Lorsque l’adoption est internationale, les obstacles se multiplient. Les pays d’origine acceptant qu’un couple de même sexe élève un enfant confié restent très rares. Quelques femmes célibataires parviennent parfois à adopter, mais pour les hommes homosexuels, les blocages et la stigmatisation demeurent prégnants. Les évolutions prennent appui sur l’engagement des familles et l’opinion publique, mais avancent lentement.

Deux femmes souriantes avec un garçon sur une balançoire en ville

Ressources et démarches pour s’informer et agir en faveur de l’égalité

Pour entamer une adoption homoparentale, il est incontournable d’apprendre à connaître l’architecture parfois déroutante des lois et des procédures. Ceux qui souhaitent adopter se tournent souvent vers les organismes nationaux ou départementaux, qui mettent à disposition des guides, des listes actualisées de pays accessibles et parfois même des dispositifs d’accompagnement spécifiques aux couples de même sexe.

Voici les principaux relais disponibles pour aider dans votre réflexion ou vos démarches :

  • Associations de parents : elles accompagnent les familles dans les questions administratives, partagent des retours d’expérience, organisent des rencontres afin de rompre l’isolement et d’apporter des conseils concrets au quotidien.
  • Réseaux d’entraide : ateliers d’information, forums et groupes de soutien permettent de se préparer face aux obstacles et de mieux anticiper les spécificités des procédures, qu’il s’agisse d’agences publiques ou de particularités locales.

La transparence des démarches dépend grandement du pays de résidence. Statistiques, délais et critères évoluent, parfois même en cours de parcours, et chacun doit s’adapter à des réalités institutionnelles peu prévisibles, où une même demande peut aboutir ou être rejetée selon le contexte.

Échanger avec des familles déjà passées par ces étapes, solliciter l’aide d’associations spécialisées et se tenir informé par des ressources fiables reste le meilleur moyen d’approcher ce chemin exigeant. Au fil des batailles gagnées, la société avance vers plus de reconnaissance pour toutes les familles.

Chaque obstacle surmonté élargit un peu plus la voie à celles et ceux qui rêvent de devenir parents hors des sentiers balisés. Les contours de la parentalité s’écrivent pas à pas, et le jour vient où la diversité des familles ne sera plus un combat, mais une évidence partagée.

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