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Contracter le périnée : astuces simples pour bien débuter

11 décembre 2025

Travailler le périnée n’a rien d’un caprice réservé à une poignée de spécialistes. C’est un réflexe à adopter à tout âge, notamment pour les femmes. La régularité, voilà le nerf de la guerre : quelques minutes, plusieurs fois par jour, suffisent pour entretenir ce groupe musculaire discret mais déterminant. À partir du deuxième trimestre de grossesse, cette routine devient même incontournable. Et dans le quotidien, deux ennemis à surveiller : la constipation et les sports à fort impact, qui peuvent perturber la bonne évolution du plancher pelvien. Vous cherchez à comprendre comment activer ce fameux périnée ? Voici des conseils concrets pour passer à l’action.

S’allonger sur le dos, les jambes jointes et pliées

Commencez allongée sur le dos, jambes repliées et rapprochées, pour trouver une posture où la détente s’invite presque naturellement. Respirez tranquillement. Placez vos mains sur le bas-ventre pour sentir discrètement l’effort du plancher pelvien. Contractez le périnée, maintenez cette tension durant 4 à 5 secondes. Relâchez sur le même temps. Deux séries de 10 mouvements suffisent pour bien débuter. Un cran au-dessus ? Ajoutez une petite balle entre les genoux, puis, pendant la contraction, soulevez le bassin tout en serrant la balle : la sollicitation devient nettement plus vive et ciblée.

S’asseoir sur une chaise

Une chaise ordinaire se transforme ici en support d’entraînement. Installez-vous, le dos décollé du dossier. Redressez la tête, visualisez un fil imaginaire qui vous allonge depuis le sommet du crâne. Gardez le bassin neutre, ni penché vers l’avant, ni vers l’arrière. Un repère simple : sentez la pression sous les ischions, ces os bien présents sous les fessiers. À partir de cette attitude, activez le plancher pelvien : percevez-le qui se soulève doucement. Contractez aussi l’abdomen et fermez les sphincters. La respiration reste fluide, pas de blocage. Le rythme : deux séries de 10 contractions, à raison de 4 à 5 secondes en tension, pause identique.

S’asseoir sur un ballon suisse

Le même principe que sur une chaise, mais le ballon suisse fait monter le niveau d’exigence. Cette assise instable aiguise la conscience du périnée, mobilise d’autant plus le bassin et dynamise la sangle abdominale en prime. Pour ajouter de la difficulté, placez une petite balle entre vos genoux et répétez : 2 séries de 10, à chaque fois 4 à 5 secondes de contraction, puis le même temps pour relâcher. L’essentiel : stabilité, concentration, et progression régulière.

Bon à savoir

Contracter le périnée rappelle la sensation de retenir un besoin pressant. La clé, c’est d’éviter de bloquer la respiration ou de contracter les fessiers et le ventre en même temps. Un moyen simple de vérifier : posez la main sur la zone intime afin de sentir le mouvement vers l’intérieur. En complément, s’observer à l’aide d’un miroir permet parfois de mieux comprendre ce qui se passe. Une fois par jour, interrompre le jet d’urine peut aussi aider à localiser ce muscle spécifique, à condition de ne pas en faire une habitude : ce repère ponctuel reste utile pour mieux ressentir le travail musculaire.

Utiliser des poids pour renforcer le périnée

Des accessoires dédiés permettent d’aller plus loin dans le renforcement. L’idée : ajouter un peu de résistance, comme lors d’une séance de musculation classique, pour stimuler force et maintien. Cette option devient particulièrement intéressante si la contraction volontaire semble floue ou si progresser en maintien vous attire.

Pour démarrer, choisissez un poids judicieux : perceptible sans être inconfortable. Allongez-vous, les genoux fléchis, les pieds ancrés au sol. Insérez doucement le poids vaginal adapté, puis contractez les muscles du plancher pelvien afin de le maintenir en place, comme pour retenir un petit objet ; tenez cinq secondes et relâchez ensuite.

Recommencez plusieurs fois dans la journée, selon votre sensation et votre progression. Les accessoires varient (œufs, boules, formes diverses) : chacun peut sélectionner ce qui lui convient le mieux. La vigilance demeure incontournable : mauvaise manipulation = irritations possibles. Si le moindre doute se présente, sollicitez l’avis d’un professionnel formé.

Cette approche renforce non seulement la force, mais aussi l’endurance et la maîtrise de la zone. Celles qui ont accouché par voie basse ou connaissent de légères fuites urinaires peuvent constater des bénéfices concrets. En cas de question sur le matériel ou la méthode, il est toujours préférable d’en parler avec un spécialiste de la santé pelvienne.

Pratiquer régulièrement pour des résultats durables

La persévérance transforme réellement le périnée. Comme tout autre muscle, c’est l’effort régulier et progressif qui porte ses fruits.

Des semaines entières peuvent s’écouler avant d’observer un changement tangible côté tonus ou endurance, mais ces efforts portent directement sur la préservation de la santé sexuelle, la prévention de l’incontinence, surtout après un accouchement vaginal. Ces exercices se font à domicile sans matériel sophistiqué, en commençant avec des séances courtes, puis en rallongeant peu à peu le temps et l’intensité. Si vous ressentez la moindre difficulté, n’hésitez pas à consulter une sage-femme, un kiné ou tout professionnel qualifié pour ajuster votre entraînement à vos besoins.

Un muscle oublié se rappelle vite à nous. Entre discipline, patience et petites victoires, le périnée finit par devenir ce partenaire invisible qu’on garde pour soi, mais qui change la vie. Et si ce réflexe discret prenait une place aussi évidente qu’un sourire bienveillant dans le miroir, chaque matin ?

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